Neuf pages de ce site en parlent, aucune ne s'y arrête. C'est pourtant la compétence qui sépare un couple capable de danser avec n'importe qui d'un couple capable de réciter les passes qu'il a apprises.
Un tonus, pas une force
L'information passe par les bras, et elle ne passe qu'à une condition : que le bras conserve un tonus constant, ni raide ni relâché. Trop mou, aucune indication ne se transmet, la main suit sans rien recevoir. Trop ferme, la partenaire est déplacée de force et n'a plus le loisir de répondre : le mouvement paraît réussi alors que personne n'a rien dit. Le bon niveau se situe entre les deux et se règle en permanence, plus léger sur une danse lente, plus soutenu sur un tempo rapide.
Le guide précède, il n'accompagne pas
Une indication donnée en même temps que le mouvement arrive trop tard : il faut à celui qui reçoit un temps de réaction, aussi bref soit-il. L'indication se pose donc sur le temps qui précède. C'est le point technique le plus souvent négligé chez le débutant, et celui qui explique la plupart des passes qui « ne partent pas » alors que la figure est connue des deux.
Anticiper est le défaut symétrique
En cours, la partenaire sait quelle passe va venir puisqu'on vient de l'annoncer. Si elle la déclenche seule, la boucle est rompue : le couple exécute une chorégraphie à deux mémoires parallèles. Cela fonctionne le temps du cours, et cela s'effondre dès qu'un partenaire inhabituel propose autre chose. Suivre consiste à conserver son propre axe et son équilibre, et à ne se déplacer que sur une indication réellement reçue.
Le test qui ne trompe pas
Danser avec quelqu'un d'une autre école, ou simplement d'un autre cours, dit immédiatement où l'on en est. Si le répertoire connu passe sans effort et que le reste s'arrête net, c'est de la mémorisation. Si des figures jamais apprises se réalisent parce qu'elles ont été clairement indiquées, la connexion fonctionne. C'est précisément ce que permet de vérifier une soirée dansante, où l'on change de partenaire toute la soirée.









